Interview – Arthur H en piano solo avec le fantôme du Facteur Cheval

Arthur H évoque sa venue dans la Drôme pour un concert au Palais Idéal du Facteur Cheval.

– Vous venez de terminer votre dernier album “Baba love” qui sortira au mois d’octobre, pouvez-vous m’en parler ? 

« J’espère que ça va marcher ! Non c’est un disque très sensuel, une espèce d’apologie de l’amour. C’est le moment où on sort de ses habitudes et où on se sent un peu perdu… »

– Vous fuyez les studios classiques pour enregistrer vos albums, où avez-vous enregistré “Baba Love” ?

« Je l’ai enregistré à la campagne, à côté d’Angers, entouré de vaches et de pommiers en fleurs. C’était un endroit protégé et amical, j’étais entouré de mes amis. »

– Qu’allez-vous proposer au public pour cette soirée intitulée Mystic Rumba tour ?

« Je jouerai quelques chansons du nouvel album. Le Mystic Rumba tour est une tournée que j’ai faite l’an dernier, autour de l’album du même nom. C’est un disque où je rejoue mes morceaux préférés et où je leur donne une nouvelle énergie. Cette soirée est une date isolée, on m’a proposé de jouer au Palais Idéal, j’ai accepté car je trouve cet endroit magique. Ce soir, je serai seul sur scène avec mon piano et avec le fantôme du Facteur Cheval. »

– Que vous inspire ce lieu ?

« C’est l’âme de cette personne qui a eu une vision, une sorte de folie. C’est un bon exemple pour moi. Quand on a une vision et qu’on s’en donne les moyens, on peut la réaliser. Ça me donne de l’espoir. »

– Vous vous êtes marié à l’issue d’un concert à Los Angeles, vous avez fêté vos 40 ans à l’Olympia, la scène fait partie intégrante de votre vie…

« C’est vrai, j’aime beaucoup être sur scène, j’aime être proche des gens, il y a une complicité qui se crée. Elle est un peu artificielle, mais tant qu’elle dure, elle est réelle. Ça me nourrit dans tous les sens du terme, je me sens à l’aise. C’est mon petit temple où je peux créer mes propres cérémonies. Ce contact très tactile avec les gens, c’est très agréable. C’est un moment où on crée un temps nourrissant. »

– Vous êtes amateur de poésie, vous venez de participer au festival de poésie “Voix vives à Sète”, quel est ou sont les poètes qui vous inspire(nt) ?

  « Avec mon ami Nicolas Repac, on a fait une lecture musicale autour des poèmes d’Aimé Césaire et d’Edouard Glissant. Je me retrouve beaucoup dans leur poésie car elle est très sensuelle, très organique, spirituelle et charnelle. Ça me nourrit beaucoup. »

– Vos chansons sont peuplées de personnages, comment les imaginez-vous ?

« Ce sont des métaphores. Ils arrivent sans trop savoir comment. J’aime raconter des histoires, qu’il y ait un voyage dans mes chansons et que l’on oublie ainsi les vicissitudes de la vie. »

Propos recueillis par Delphine Tayac

Interview parue dans le Dauphiné Libéré le 30 juillet 2011

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