Leur combat pour devenir légalement parents

Après le séisme en Haïti, un couple de Drômois adoptait la petite Alaïs. Aujourd’hui, ils se battent pour qu’elle devienne leur fille à part entière.

Les gazouillis de bébé ont laissé la place aux premiers mots. Le bonheur des parents lui, est intact.
Voilà un an, Alaïs petite haïtienne de 10 mois venait combler de joie ses parents adoptifs Jean-Christophe et Nathalie Niel. Une année « passée à toute vitesse » confie la maman.
« Les dix premiers jours, elle a été fatiguée avec le décalage horaire, puis, s’est ajouté notre déménagement à Crépol. Mais rapidement, elle a fait ses nuits et s’est adaptée à sa
nouvelle vie ». À 22 mois, Alaïs,vit désormais comme tous les enfants de son âge. Quand elle n’est pas avec ses parents, elle va à la crèche par intermittence ou chez sa nounou. Les salon de leur nouvelle maison est encore plein des cadeaux de Noël « C’est la petite fille unique de mon côté comme de celui de ma femme, alors elle a été gâtée » sourit son père.
À Haïti, dès que les Niel ont tenu la petite Alaïs dans leurs bras, elle est devenue leur fille.

Confrontés à un vide juridique
Pourtant, administrativement, leur parentalité n’est toujours pas officielle. Le couple essuie les plâtres du vide juridique entourant la venue prématurée des enfants haïtiens adoptés suite au séisme. Les Niel attendent en effet que le parquet du tribunal de grande instance de Grenoble se prononce sur leur demande d’adoption plénière. «Si elle est acceptée Alaïs pourra devenir Française et abandonner sa nationalité haïtienne. Et nous
serons enfin considérés comme ses parents » explique le couple.
À l’arrivée de la petite fille, la préfecture n’a pas pu délivrer de Document de circulation p o u r  é t r a n g e r  mi n e u r (DCEM). Elle ne peut donc pas voyager hors de France. Faute de papiers, elle ne peut pas non plus être inscrite à la sécurité sociale de ses parents. Elle est donc couverte par la CMU. Heureusement, la famille a reçu le soutien du conseil général de la Drôme, des mairies de Crépol et Pont de l’Isère qui ont facilité ses démarches.
Les lourdeurs administratives n’entament pas la motivation des deux parents. Ils se sont déjà lancés dans une nouvelle procédure d’agrément, la première étape dans une demande d’adoption.

Avec l’espoir d’accueillir prochainement un petit frère ou une petite soeur pour Alaïs.

Delphine TAYAC

Article publié le 10 février 2011 dans le Dauphiné Libéré.

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